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Flambée du prix des céréales : quels impacts pour les agriculteurs? Jérémy vous dit tout.

Actualité

Depuis quelques mois, la hausse des prix des matières premières est une conséquence importante pour les agriculteurs. En effet, nombre d’entre eux ont vu leur coût de production considérablement augmenté. Alors comment font-ils face à cette explosion de prix? 

 

Durant une interview parue dans le journal de France 2 le 28 février dernier, Jérémy Diais a expliqué sa situation face à cet accroissement historique. C’est tout d’abord cette hausse de taxes d'électricité de 250€ par mois qui influent sur les coûts du Cochon d’Où Don. Dans le but de faire des économies d'énergie, Jérémy a fabriqué une niche afin de chauffer ses porcelets dans cet espace clos et non dans le bâtiment en entier. Ce qui pourrait lui permettre d’économiser 400 à 500€ à l’année.  

 

Mais cela ne s'arrête pas qu’à l'électricité. En effet, l’alimentation a quant à elle subit une augmentation de 20% suite à la flambée du prix des céréales. Pour Jérémy, c’est une première puisqu'il voit le prix de l’alimentation de ses cochons augmenter de 100 euros par tonne et ainsi passer de 25 000 € à 30 000 € par mois. 

 

Alors à quoi doit-on un accroissement aussi brutal? 

 

Suite à la crise du Covid-19, le prix de transport de matières premières (céréales conventionnelles) entre les continents Américains et l’Europe a fortement augmenté. Par conséquent les pays nordiques se sont rabattus sur les marchés européens et principalement le marché céréalier français, ce qui a donc provoqué l’augmentation du prix des céréales.

 

Avant cet engouement, de nombreux agriculteurs, éleveurs avaient déjà commencé une reconversion de leurs terres conventionnelles en agriculture biologique. Cependant face à l'augmentation du prix des céréales, beaucoup ont fait le choix de s'arrêter et rester en conventionnelle. C’est un coup dur bien évidemment pour le marché biologique puisqu’il voit son offre stagner face à l’accroissement des demandes. 

 

Afin de compenser cette inflation, Jérémy n’a pas eu d’autres choix que de revoir son prix de vente à la hausse, afin de couvrir un partie des frais supplémentaires engendrés par la situation actuelle (20 centimes par KG).

 

C’est un contexte difficile pour les agriculteurs qui ne voient que très peu d’améliorations dans les semaines à venir suite à la guerre en Ukraine. 

 

Néanmoins, durant le salon de l’agriculture à Paris le samedi 26 février dernier, le gouvernement a décidé de lancer une opération de sauvetage de 275 millions d’euros afin d’aider la filière porcine. Ce qui pourrait les alléger le temps d’un instant.

 

Vous pouvez retrouver le reportage de Jérémy à partir de la 38ème minute en cliquant ci-dessous.